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Aimeriez-vous :

• Ressentir cette sensation de liberté que procure la pratique de la bicyclette ?
• Découvrir les trésors touristiques et/ou culturels de votre région ?
• Partir en balade sur les routes et les chemins tranquilles du Vexin pour quelques heures, ou, plus, sur la journée avec arrêt pique-nique ou restaurant, ou, encore plus, sur le week-end avec hébergement en camping ou en gîte ?
• Pratiquer l'endurance en randonnant sur de longues distances en partant à l'aube et en arrivant au crépuscule, voire même en roulant de nuit ?
• Voyager de plusieurs jours à plusieurs mois en itinérance à travers la France ou le monde, avec ses bagages et même sa tente sur sa bicyclette ?

En résumé, aimeriez-vous pratiquer le CYCLO-TOURISME ?

Si OUI, le
Cyclo-Club du Vexin
est là et vous accueille de 7 à 77 ans et plus !

Cyclo-tourisme = utilisation de la bicyclette comme moyen, dans le but de faire du tourisme.

Conseils pratiques aux nouveaux

Authenticité du cyclotourisme

Identité du cyclotourisme

Une définition du cyclotourisme et quelques unes de ses formes de pratique

Définitions sur le cyclotourisme et différenciations par rapport au cyclisme

Conseils techniques (choix de la bonne bicyclette - la position à vélo - l'équipement)

Deux modèles de bicyclettes adaptées au tourisme à bicyclette

Dossier "Le vélo de randonnée"

Délégation pour le cyclotourisme

Paul de Vivie, "inventeur" du cyclo-tourisme

CONSEILS PRATIQUES AUX NOUVEAUX :

Parce que tout le monde ne commence pas le vélo par des sorties de 40 km ou plus, le Cyclo-Club du Vexin organise, suite au forum des associations, des sorties accompagnées à destination des novices et des familles. Ces sorties seront adaptées aux moins forts, tant en kilométrage qu'en vitesse et en difficulté (relief). Afin de bénéficier de la convivialité de groupe que procure la pratique en club, il vous sera demandé de ne pas vous éloigner du groupe, d'attendre l'accompagnateur si vous êtes trop devant, d'autant plus qu'au début vous ne serez pas familiarisé avec les routes et les directions à prendre. L'un des principes du cyclo-tourisme étant : on part ensemble, on roule ensemble et on arrive ensemble.

Le but de ces sorties sera pour vous, soit de progresser suffisamment en kilométrage pour rejoindre le groupe des adhérents déjà présents au club, soit de continuer sur les distances d'initiation mais à condition que vous soyez un minimum de personnes dans ce cas pour que la convivialité décrite ci-dessus soit présente. A titre informatif, les adhérents déjà présents effectuent, au plus bas de la période d'hiver, des parcours de 25 à 60 km (ils sont répartis en 2 groupes) à l'allure moyenne de 10 à 20 km/h et, au plus haut de la période d'été, des parcours de 50 à 150 km (150 km : sur la journée) à l'allure moyenne de 15 à 23 km/h. Sur les mêmes périodes, les horaires de départ de ces 2 groupes sont respectivement de 9h15 à 8h30 et de 7h15 à 8h15.

Par expérience de leurs propres débuts et de l'accueil des néophytes, les accompagnateurs du Cyclo-Club du Vexin savent que des distances annoncées de 40 km ou même moins peuvent effrayer les novices, mais ils savent également pour l'avoir constaté eux-mêmes, que, à condition de sortir souvent et d'avoir une allure régulière, les progrès sont surprenants. Vous serez donc surpris de constater, au bout de plusieurs sorties consécutives, que vous effectuerez sans difficulté ces distances, voire plus. Par contre, si vous participez irrégulièrement, vous devrez recommencer la même distance à chaque sortie.

ATTENTION : la fréquence de ces sorties d'initiation, en principe tous les dimanches matins, sera fonction de la disponibilité des accompagnateurs. Les accompagnateurs étant des bénévoles, nous vous demandons toute votre compréhension vis à vis de cet avertissement.

L'un des autres principes du cyclo-tourisme étant l'autonomie, il vous sera conseillé d'apporter l'équipement suivant :

- nourriture pour parer un "coup de pompe", eau ;

- vêtements contre le froid et la pluie ;

- nécessaire de réparation : pompe, chambre à air, rustines + dissolution, câbles de frein et de dérailleur, petite pince multiprise, clés ;

- petite pharmacie personnelle ;

- carte routière et coordonnées personnelles (en cas d'accident).

Afin de pouvoir emporter cet équipement, nous vous conseillons l'utilisation d'une sacoche de guidon et/ou d'un porte-bagages pour pouvoir enlever les vêtements chauds, équipements à préférer au sac à dos, source de transpiration et de mal au dos.

Par contre, au niveau du choix du type de bicyclette, tout modèle convient pour débuter, l'important en cyclo-tourisme n'étant pas la machine elle-même mais l'usage que l'on en fait (voir ci-dessous). Avec l'expérience, notre activité étant un sport d'endurance et non de vitesse, vous rechercherez d'abord l'agrément et le confort.

"Le cyclo-touriste est plus qu'un simple pédaleur : curieux de tout, il visite, il regarde, il s'informe."

Ainsi préparé, vous pourrez découvrir pleinement notre activité alliant tourisme, sport-santé et culture.

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AUTHENTICITE :

La Fédération française de cyclotourisme existe parce qu'elle a été créée par les clubs et certains membres individuels. Les grands principes de son fonctionnement s'appuient sur les règlements officiels, dont la charte des organisations et la charte sur la publicité. Les points essentiels en sont l'absence de toute idée de compétition et l'interdiction de la publicité vestimentaire.

Les cyclotouristes se montrent curieux du monde qui les entoure, ils aiment allier l'exercice physique à la découverte, ils s'entraident en cas de nécessité et cherchent à faire partager leur passion tout en respectant les différentes pratiques.

Le cyclotourisme n'est pas une simple activité physique, c'est un équilibre judicieux entre l'esprit, la culture, le tourisme, la santé et le sport. Si ces composantes ne sont pas réunies, alors on ne parle plus de cyclotourisme. Ce cadre authentique avec un comportement amical, convivial, tolérant, confère le rang d'adepte de la philosophie du cyclotourisme.
Il ne faut pas oublier le partage de la route, que chacun se doit de respecter, et quelques principes fondamentaux de bonne conduite :
- respect du Code de la route et des règles de sécurité,
- respect d'autrui et de l'environnement.

Dominique Lamouller,
Président de la Fédération française de cyclotourisme

(extrait du "Guide du cyclotouriste" distribué gracieusement tous les 2 ans à chaque licencié et contenant tous les renseignements sur : l'histoire, la formation, la technique, la nature, l'environnement, la famille, les brevets, la pratique, les activités, les manifestations)

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IDENTITE :

La Fédération française de cyclotourisme réunit les adeptes de tourisme à bicyclette, que ce soit pour une simple promenade familiale, une randonnée ou un voyage au long cours, sur les routes ou sur les chemins.

C'est le maintien de notre patrimoine actuel, des 4 500 organisations de notre calendrier national "Où irons-nous ?" : brevets, randonnées, rallyes, concentrations, séjours, voyages, rencontres, confréries, randonnées de montagne, Vertes Tout-Terrain.

Chacun se doit en toutes circonstances (manifestations officielles, sorties clubs, sorties individuelles,...) de respecter les principes fondamentaux de bonne conduite :
- respect du Code de la route et des règles de sécurité,
- respect d'autrui et de l'environnement,
- amitié - désintéressement - entraide - démocratie,
- tourisme - sport/santé - culture.

Nos différences fondamentales et les valeurs à préserver dans les clubs sont :
- l'indépendance de notre pratique,
- la liberté de nos activités,
- l'amitié, la convivialité,
- le comportement sur la route (Code, règles de vie, et image),
- le désintéressement vis-à-vis du sport financier dont la publicité vestimentaire,
- l'absence de compétition et de performance (n'excluant pas sport et effort),
- la qualité de notre accueil des débutants,
- le souci de la santé préservée,
- le développement du tourisme et de la culture comme but,
- une authenticité partagée et sans faille, facteur de diversité,
- la protection et le respect de la nature et de l'environnement.

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UNE DEFINITION DU CYCLOTOURISME ET QUELQUES UNES DE SES FORMES DE PRATIQUE :

Le cyclotourisme, c'est d'abord et avant tout le tourisme à bicyclette.On ne peut séparer les deux volets de cette activité qui relève avant tout des loisirs et est très éloignée, à son origine, de toute pratique compétitive fût-ce avec soi-même.
Celui qui pratique cette activité est un cyclo-touriste (le mot cyclotouriste est incorrect).
Le cyclotourisme consiste à découvrir des sites, des paysages, des lieux ou aller à la rencontre des populations en utilisant le vélo comme moyen de locomotion. Pourtant, nombre de cyclistes croient faire du cyclotourisme simplement parce qu'ils ne participent pas à une compétition de cyclisme. La recherche d'une performance, qu'elle qu'en soit son niveau, est une pratique simplement sportive, dans laquelle toute notion de tourisme a disparu.

Formes de cyclo-tourisme :
Le cyclotourisme peut se décliner, selon la distance couverte, la durée du voyage et le type de matériel embarqué.
La randonnée consiste en un trajet d'une journée ou d'une demi journée (le cyclo-touriste pouvant alors aussi être appelé randonneur cycliste, la tendance étant ici plus sportive). Il ne nécessite pas de matériel particulier, à part de quoi réparer une crevaison, de quoi boire et manger.
La longue randonnée permet de faire une boucle de plusieurs centaines de kilomètres avec un équipement de camping (cas du cyclo-campeur) et de réparation plus complet. Des vêtements spéciaux sont aussi à prévoir, pour faire face aux aléas météorologiques. On peut ainsi faire le tour d'un pays au plus près de ses frontières, ou rallier une ville distante en traversant un ou plusieurs pays. On peut aller jusqu'à faire le tour du monde à bicyclette, en prévoyant un matériel conséquent pour pouvoir notamment réparer (presque) tout type d'avarie en toutes circonstances.
La formule Audax se définit comme une épreuve de régularité et d'endurance, à allure imposée conduite par des capitaines de routes régulant la vitesse du peloton. Celle-ci, entre deux contrôles est de 20, 22,5 ou 25 km/h selon le profil du parcours (moyenne horaire annoncée à l'avance) pour les cyclistes. Elle connait son origine le 12 juin 1897, avec 12 cyclistes italiens tentant à vélo le raid Rome-Naples 230 km, entre le lever et le coucher du soleil. 9 réussirent, leur tentative fut qualifiée d'audacieuse "Audax" traduction latine du qualificatif audacieux. Ceci donna lieu à de nombreuses sorties en groupe et à la naissance du cyclotourisme. En 1904, Henri Desgrange, déjà père du Tour de France, séduit par cette formule et voulant relancer le grand tourisme sportif à bicyclette importe ce type de randonnées en groupe en France et crée les "Audax français". En 1904, le 3 avril a lieu le premier brevet de 200 km cycliste. Le 14 juillet 1921 est créée l'Union des Audax Cyclistes Parisien (U.A.C.P.), qui deviendra, le ler janvier 1956, l'Union des Audax Français (U.A.F.).
En France et en Europe continentale, un réseau de voies dites véloroutes ou voies vertes est en cours de mise en place pour faciliter les liaisons interurbaines à l'intention des cyclo-touristes. Ces voies sont spécialement aménagées pour la pratique du vélo à l'écart des grands flux de circulation motorisée, tout en empruntant des itinéraires touristiques et en donnant accès à des équipements dédiés au tourisme : zones de loisirs, campings, commerces...
Les retombées économiques de cette pratique paraissent suffisantes aux collectivités locales pour qu'elles prennent en compte le développement de ce type d'équipements, même si parfois les critiques et les encouragements des associations d'usagers permettent d'accélérer les choses.

Source du texte ci-dessus : Wikipedia, encyclopédie libre sur Internet.

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DEFINITIONS SUR LE CYCLOTOURISME ET DIFFERENCIATIONS PAR RAPPORT AU CYCLISME :

Il ne peut être question d'établir ici un parallèle complet entre le cyclisme de compétition et le cyclotourisme ; il s'agit seulement de présenter quelques uns des points par lesquels les deux activités se différencient et conduisent à des groupements distincts : le cyclisme est géré par la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et le cyclotourisme est géré par la Fédération Française de Cyclo-Tourisme (FFCT).

LE CYCLISME DE COMPETITION
c'est la course, c'est-à-dire des épreuves se déroulant sur pistes, sur des circuits fermés ou sur routes, et sanctionnées par des classements suivant l'ordre d'arrivée ou le meilleur temps.

LE CYCLOTOURISME
est un ensemble d'activités s'exerçant uniquement dans les cadres naturels, allant de la promenade (sorties individuelles ou en groupes) à divers certificats de capacité (épreuves, tests, brevets divers) qui permettent à ceux en ayant le désir d'accéder à la grande randonnée et au voyage à bicyclette.

LE CYCLISME DE COMPETITION
est un sport de haute valeur athlétique ; il vise à dégager une élite sportive qui est actuellement représentée par le secteur professionnel.

LE CYCLOTOURISME
n'exige aucune qualité physique exceptionnelle ; sous réserve d'un entraînement approprié il est pratiquement accessible à tous, presqu'à tous les âges, aux hommes et aux femmes.

Le coureur cycliste est un athlète au sens strict du terme. Le cyclotouriste est un sportif au sens large du terme.

LE CYCLISME DE COMPETITION
exige un engagement total pendant un temps relativement court.

LE CYCLOTOURISME
implique un exercice physique qui accroît le plaisir de la sortie, de la randonnée, du voyage touristique ; mais il conduit souvent vers des terrains accidentés, par des étapes longues, et exige un état de fraîcheur constant. Le cyclotouriste se doit de vaincre physiquement des obstacles naturels mais avec la plus grande facilité possible ; il fait surtout appel à la souplesse.

Le coureur cycliste s'attache à rouler vite. Le cyclotouriste s'attache à pouvoir rouler longtemps. La moyenne généralement utilisée pour l'obtention des brevets de distance est de l'ordre de 15 à 25 km/h.
La tenue et le matériel du COUREUR CYCLISTE sont entièrement conçus pour aboutir au plus haut rendement athlétique mais ils sont inadaptés à l'emploi en dehors de la course (cuissards, maillots, boyaux légers, machines spécialement adaptées à un genre de compétition, absence de garde-boue et des équipements exigés par les réglements de la circulation). La tenue du CYCLOTOURISTE est celle du touriste sportif ; elle lui permet de se présenter correctement à l'étape. Sa machine est étudiée pour le meilleur confort, la plus grande économie physique ; elle est très perfectionnée mais non spécialement adaptée pour la vitesse (pneus démontables, garde-boue, accessoires).
Le cyclotouriste est parfois campeur, souvent photographe et même cinéaste ; il transporte alors son matériel.

LE COUREUR CYCLISTE
doit employer de grands développements permettant la vitesse mais exigeant la puissance. Le 54x13 (8,87 m) de Jacques Anquetil est célèbre et très significatif.

Le CYCLOTOURISTE
adopte des petits développements économisant la force mais ne permettant pas la vitesse. Le 30x26 (2,50 m) est courant pour un randonneur de montagne.

LE COUREUR CYCLISTE
est soumis, pour l'exercice de son sport, à des réglements spéciaux dont la rigueur se reflète dans ceux des organismes (sociétés, fédérations) dont il relève et des épreuves auxquelles il participe.

Le CYCLOTOURISTE
épris de liberté s'accomode mal de règles rigides. Il peut exercer son sport individuellement ; dès lors la société à laquelle il adhère est à dominante d'amitié, à règlementation simple et souple, ces caractères devant se retrouver aux niveaux administratifs successifs et dans les organisations auxquelles il est invité.

LE CYCLISME DE COMPETITION
exige des efforts violents et un état physique parfait ; il ne peut être abordé en cas de déficience physique.

Le CYCLOTOURISME
est un sport de détente et d'entretien ; il est conseillé par le corps médical dans de nombreux cas de déficiences fonctionnelles (Cf. travaux de la Société d'Etudes Médicales du Cyclisme).

La victoire sur des adversaires est le but du COUREUR CYCLISTE : il veut gagner la course. Si le CYCLOTOURISTE se livre à une épreuve, elle est pour lui un test : il veut accomplir l'épreuve.

 

Le C Y C L O T O U R I S M E

véritable culture physique et morale ne doit pas déborder de son cadre.

Le C Y C L O T O U R I S M E

s'exprime par l'amour de l'effort désintéressé, pour soi ; s'il y a comparaison, c'est avec soi et non avec un adversaire ; s'il y a lutte, c'est contre soi, avec les éléments de la nature et non avec un concurrent.

Charles ANTONIN

Président d'honneur
de la Fédération Française de
Cyclotourisme

 

Le cyclotourisme n'est pas une discipline réservée à une catégorie particulière d'individus ; c'est au contraire pour tout un chacun l'art de voyager à bicyclette, qui peut se pratiquer individuellement, en famille ou en groupe, et aussi en tous lieux, en toutes saisons, à tous les âges et à peu de frais, selon les possibilités physiques de chacun et le temps de loisir dont il dispose, sur des parcours allant de quelques dizaines à plusieurs centaines de kilomètres, en une ou plusieurs étapes, suivant des itinéraires étudiés à l'avance ou simplement au gré des circonstances, en toute liberté et indépendance, pour le seul plaisir qu'il procure et pour conserver ou recouvrer sa santé.

C'est donc une activité de plein air où l'esprit de compétition avec les autres est totalement exclu.

Jacques VICART

Président d'honneur
de la Fédération Française de
Cyclotourisme

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CONSEILS TECHNIQUES :

La pratique de la bicyclette, si l'on veut en tirer joie et satisfaction, demande un minimum de connaissances techniques : choix de la bonne machine, position idéale, développements appropriés, équipements adéquats... Ces conseils techniques élémentaires visent à épargner aux nouveaux pratiquants certaines erreurs grossières et à rappeler aux plus expérimentés des conseils utiles.

Les conseils que nous vous donnons ne remplaceront en aucun cas les acquis nés de la pratique. Les randonneurs chevronnés aideront les néophytes à parfaire leurs connaissances.
Le cyclotourisme se pratique en tout lieu, de jour comme de nuit, et le randonneur doit subvenir lui-même à sa propre subsistance sur la route, c'est-à-dire à sa nourriture, à son habillement, parfois au transport de ses bagages, etc.
En conséquence, nous préconisons l'usage d'une bicyclette équipée pour passer partout (donc avec une gamme étendue de développements), par tous les temps (garde-boue), de jour comme de nuit (l'éclairage est indispensable et répond aux exigences du Code de la route), et munie de dispositifs permettant d'emmener le mini-équipement nécessaire.
L'esprit de notre sport nous différencie du coureur cycliste, qui recherche avant tout vitesse et légèreté. Le randonneur attend tout d'abord l'agrément, le confort - il doit aller loin, rouler longtemps - ensuite seulement le rendement (qu'il ne faut surtout pas négliger non plus).
C'est sur ces bases simples que vous trouverez ci-dessous des conseils sur votre bicyclette, sur la position à adopter et les réglages nécessaires, et enfin sur votre équipement personnel.

Bicyclette de type "randonneuse"
2 Bicyclettes de type "cyclo-camping"

Le choix de la machine dépend de l'usage envisagé : promenades, tourisme, randonnées, brevets de longues distances, tout-terrain (VTT). Le type cyclo-randonneuse, par son équipement et sa spécificité, est la bicyclette qui convient le mieux à l'ensemble des activités cyclotouristiques (promenades, tourisme, randonnées, voyages en autonomie, cyclo-camping, brevets de longue distance ...). Les bicyclettes de type "randonneuse" ou "cyclo-camping" (voir photos ci-dessus) sont par ailleurs les seules à être en règle vis-à-vis du Code de la route.
Une fois le choix effectué, vous devez exiger un cadre et des accessoires adaptés à votre morphologie ainsi que des développements compatibles à vos capacités physiques et votre entraînement. Il faut ensuite procéder aux réglages de position et effectuer les retouches nécessaires après expérimentation sur la route. Achetée chez votre vélociste habituel, ou chez un artisan-constructeur spécialisé, votre bicyclette vous donnera toute satisfaction si vous adoptez les règles suivantes.

Il doit être en acier. Ce matériau a pour caractéristique de se déformer, même légèrement, pour accompagner les mouvements du cycliste et absorber en partie les chocs. Le carbone, sans doute plus léger, est trop rigide pour la pratique du cyclotourisme et plus adapté à la compétition. D'autre part, un cadre en acier peut recevoir, par soudure, les fixations nécessaires aux accessoires tels que pompe, sacs ou sacoches ce que ne permet pas le carbone.
Même pour les dames, il est préférable de choisir un cadre fermé dit "cadre homme", beaucoup plus rigide. La qualité première d'un cadre doit être sa rigidité, la légèreté venant au second plan. Ce qui reste primordial, c'est avant toute chose la hauteur de ce cadre qui doit être en fonction de la taille de l'utilisateur. Pour choisir la bonne hauteur, il faut mesurer son entrejambe à partir du sol, pieds nus. La hauteur du cadre appropriée sera des 2/3 (ou 67 %) de cette mesure pour une randonneuse et de 60 à 65 % pour un VTT.
Cette mesure correspond à la distance dite "d'axe en axe", du centre de l'axe du pédalier au point où l'axe du tube horizontal coupe l'axe du tube de selle.
Avant de commander sa bicyclette, il faut bien savoir si le constructeur conçoit la hauteur du cadre de façon identique. En effet, les artisans et certains fabricants utilisent la hauteur "d'axe en axe", mais bien des constructeurs de série la mesurent du centre de l'axe du pédalier à l'extrémité du tube de selle, ce qui aboutit à une différence de 1,5 à 2 cm selon le raccord. Les constructeurs proposent généralement des hauteurs de cadre en centimètres ou le plus souvent de 2 cm en 2 cm. Il est préférable de choisir un cadre légèrement trop petit plutôt que trop grand.

Les pièces tournantes (roues, pédaliers, etc.) doivent être les plus légères possibles pour obtenir un bon rendement.
Toutefois, la légèreté ne doit pas être sacrifiée à la solidité. A cet égard, une roue à rayonnage conventionnel offre plus de garantie qu'une roue réputée légère au nombre de rayons réduit. La section des pneus doit être adaptée à la pratique du cyclotourisme. Plus la section d'un pneu est réduite, plus il doit être gonflé et moins il est confortable. Une section de 23 mm est un minimum pour la pratique sur route.

La transmission s'effectue par les pédales, les manivelles, le pédalier, la chaîne et la roue libre.

Les pédales
Elles peuvent être équipées de cale-pieds munis de courroies. Pour pointure 38 et en dessous, choisir le modèle "court" ; de 39 à 42, le modèle "moyen" et le modèle "long" pour les pointures au-delà du 43. Les systèmes de pédales à fixation rapide sont de plus en plus utilisés par les cyclotouristes, à juste titre puisque les cales incorporées dans la semelle des chaussures permettent une marche naturelle.

Les manivelles
Elles seront d'une longueur équivalente à environ 1/5ème (20 à 22%) de l'entrejambe.

Le pédalier
Il possédera au moins deux plateaux. Le premier aura le plus souvent de 36 à 44 dents et correspondra aux développements les plus usuels. Le deuxième aura de 26 à 32 dents et permettra les passages les plus difficiles dans les terrains les plus pentus. On peut également envisager un troisième plateau de 46 à 52 dents pour se faire plaisir dans les descentes ou avec le vent dans le dos.

La roue libre
Elle aura de 7 à 10 pignons, les plus répandues comportant aujourd'hui 9 ou 10 pignons.

Le développement
C'est la distance parcourue par la bicyclette pour un tour complet du pédalier. Il est donc proportionnel au diamètre du plateau (donc à son nombre de dents) et inversement proportionnel au diamètre de la couronne de la roue libre utilisée (donc également à son nombre de dents). Les développements doivent être déterminés avec soin pour rouler longtemps et sans fatigue. Il est fortement conseillé (surtout à un débutant) d'utiliser de petits développements car il est préférable de cultiver sa vitesse de jambes plutôt que sa force. La gamme de développements doit descendre assez bas, tant pour les régions plates (vent de face) que pour les régions vallonnées (côtes) ou montagneuses (cols).
On peut conseiller à titre indicatif un pignon minimum de 13 ou 14 dents et un pignon maximum de 26 ou 28 dents. Il est prudent de prévoir des développements moyens de 5 mètres pour un "régime de croisière" à 2,5 m pour aborder les fortes montées (ou mieux le tour de roue, 28/28 par exemple) ; 6,5 à 7 m étant suffisants pour la vitesse. C'est aussi en pratiquant des randonnées d'une certaine distance, au-dessus de 100 km/jour, que l'utilisateur se rendra compte si les braquets sont appropriés à sa propre utilisation. Afin de garder une "ligne de chaîne" correcte, il ne faut pas utiliser le grand plateau avec la plus grande couronne arrière, ni le petit plateau avec la plus petite couronne.

La selle
Il ne faut pas lésiner sur la qualité (donc le prix !) de cet accessoire. Sa forme et sa matière doivent lui permettre de se "former" à votre anatomie et non le contraire.
Les selles en cuir répondent à ces exigences. En l'absence de selle en cuir, choisir un matériau souple et sachez que les selles "larges" avec insert de gel ne sont pas plus confortables, au contraire.

Le cintre
Le cintre type course dit à "trois positions" ou "course" a la préférence de la grande majorité des cyclotouristes. Il permet de varier la position des mains en cours de randonnée et de bien contrôler le vélo en descente. Il sera enveloppé d'une tresse autocollante (guidoline). Le guidon est fixé au reste du cadre (direction) au moyen d'une potence dont la longueur est variable suivant la morphologie des individus.
Il existe aussi des modèles "papillon", "droit" ou "inversé" convenant mieux à certains au niveau ergonomie.

Les freins
Le système de freins le plus courant est du type "étrier" à tirage latéral et, quelle que soit la marque choisie, il ne faut pas lésiner sur la qualité. On peut aussi préférer les freins à tirage central type Cantilever ou V.Brake.

Les garde-boue
En duralumin ou mieux en inox, ils seront très enveloppants et descendant au moins jusqu'à l'axe des roues. Les garde-boue "plastique" peuvent être utilisés s'ils répondent à ces exigences. Il faudra alors veiller tout particulièrement aux aspects sécurité et à la fiabilité de leurs fixations.

Le porte-sac de guidon
Il supporte le sac de guidon et évite qu'il soit suspendu dans le vide. Il contribue donc à abaisser le centre de gravité et décharge le système de fixation d'une partie de son poids. A ce titre, il est un élément de sécurité important.

L'éclairage
Il est imposé par le Code de la route. Il est de rigueur pour les départs avant le lever du soleil, les arrivées tardives ou le franchissement de tunnels en plein jour. Il est soit à alternateur (appelé improprement dynamo), soit à piles. Ce dernier système a le double avantage de ne pas s'opposer à l'avancement comme l'alternateur, et de continuer à fonctionner même en cas d'arrêt du cyclotouriste (sécurité). Son double inconvénient est la nécessité de prévoir des piles de secours et de créer des déchets polluants. On peut préférer les éclairages à LED (Light Emiting Diode = Diode électro luminescente) moins gourmands en énergie et plus fiables (pas d'ampoules grillées).

La pompe
Elle sera fixée sous le tube horizontal du cadre, sur le hauban gauche ou éventuellement sous le tube oblique du cadre. On peut aussi, maintenant, utiliser les petites pompes télescopiques, voire des petites recharges d'air comprimé.

Le timbre avertisseur sonore
Il est imposé par le Code de la route. La grande majorité des cyclotouristes le néglige, ce qui est une mauvaise habitude.
Pour la même raison, la bicyclette doit également avoir un catadioptre rouge à l'arrière, un catadioptre blanc à l'avant, des dispositifs réfléchissants sur les pédales et dans les roues.

Un minimum d'entretien est indispensable pour maintenir la bicyclette longtemps en bon état de fonctionnement.
Les pièces tournantes devront être suffisamment graissées. On s'attachera particulièrement à la chaîne qui sera essuyée avec un chiffon sec imbibé d'un dégraissant léger, spécifique au nettoyage des chaînes de bicyclette. Le graissage de la chaîne sera ensuite effectué également à l'aide d'un lubrifiant spécifique. Il faut savoir que le lubrifiant "utile" se trouve entre les plaquettes et l'axe de la chaîne ; il est nécessaire, après graissage, de retirer le produit superflu qui se trouve à l'extérieur de la chaîne et qui amalgame la poussière de la route. Les roulettes de dérailleur seront graissées de la même façon.
Le cadre, les rayons, les jantes, etc. seront nettoyés avec un chiffon humide pour enlever boue et poussière, puis bien essuyés avec un chiffon sec.
Les pneus seront examinés de temps en temps pour déceler éventuellement le grain du silex ou tout objet qui aurait pu s'y incruster et par la suite provoquer une crevaison. Il est bon de vérifier régulièrement la visserie et les écrous de fixation de la selle, des manivelles, des tringles de garde-boue, etc.

Evitez de rouler avec des pneumatiques insuffisamment gonflés, cela augmente le risque de crevaison, provoque une usure prématurée, agit sur la tenue de route de la machine et sur son freinage ; à l'inverse, des pneus trop gonflés diminuent le confort. Il est bon de suivre les conseils donnés par les fabricants. Un cadre rigide à vos mesures, des pièces tournantes légères, une bonne selle, une gamme de développements étendue, un braquet de base bien choisi, tels sont les points sur lesquels il faut insister ; mais le plus important encore, c'est d'avoir une bonne position sur le vélo.

Une position correcte, sur une bicyclette réglée à votre morphologie, conditionne l'agrément et l'efficacité.

Assis sur la selle en s'appuyant au mur, les pieds chaussés de chaussures cyclistes, posez les talons sur les pédales, placez une pédale au point le plus bas, la jambe doit tomber normalement sans être raide. Montez ou descendez la selle pour obtenir la bonne hauteur. En pédalant à l'envers on ne doit pas se déhancher.
Le bec de selle sera très légèrement relevé (0,5 cm à 1 cm) par rapport à l'arrière (le croissant) afin d'éviter de glisser vers l'avant pour les hommes ; pour les dames, il est conseillé au contraire de baisser légèrement le bec de selle. Une selle en cuir peut être retendue, si nécessaire, au moyen de l'écrou placé sous le bec de selle. Il est aussi possible de maintenir la souplesse du cuir en la traitant tous les ans avec une graisse appropriée que l'on appliquera sur l'envers de la selle.

La hauteur de la selle étant déterminée, il faut maintenant définir le recul de la selle en partant de l'axe du pédalier. La meilleure manière est de se tenir assis sur la selle, pieds dans les cale-pieds, ou chaussure enclenchée à la pédale, les pieds et manivelles à l'horizontale : un fil à plomb passant devant l'axe de la pédale placée en avant doit effleurer le genou. Reculez ou avancez la selle pour obtenir un réglage le plus précis possible.

Comme toujours, il faut trouver un compromis entre confort et efficacité. Deux recettes permettent de l'approcher et de partir d'un premier réglage pour chercher sa position. La première s'applique en même temps que celle utilisée (voir plus bas) pour la détermination de la bonne hauteur : l'angle formé par les membres supérieurs en extension, la main s'appuyant sur le haut du cintre, et par le tronc, doit être un angle droit. C'est cette position qui est la plus confortable pour l'épaule, une légère flexion de 15° de l'avant-bras permet d'amortir les vibrations et les chocs venant de la route par la roue avant.

En règle générale, le sommet de la potence doit être plus bas de 1 à 2 cm que le plan horizontal de la selle. Plus précisément, pour un cyclotouriste, la bonne hauteur du cintre doit être telle que la bissectrice de l'angle formé par les membres supérieurs en extension, la main s'appuyant sur le haut du cintre (il s'agit d'un "cintre de course" à trois positions), et par le tronc (de l'articulation de la hanche à celle de l'épaule), soit verticale ou légèrement orientée en bas et en arrière.
Ces données doivent être bien définies lors de l'achat d'un vélo. S'il est toujours possible de monter ou de descendre la selle, la hauteur de la plupart des potences ne peut être modifiée après montage. C'est en fait la morphologie de chacun qui déterminera le réglage.

Il sera en principe égal à la largeur des épaules, le plus courant est le cintre de 40 ou 42 cm pris d'axe en axe à ses extrémités.

La taille du cale-pieds (voir plus haut) définira en elle-même la position du pied sur la pédale. Pour que cette position soit bonne, il faut que l'articulation métacarpo-phalangienne du gros orteil repose sur l'axe de la pédale. L'utilisation des pédales à fixation rapide nécessite les mêmes réglages.

L'équipement pour la randonnée doit être complet et léger. Complet car le randonneur doit se débrouiller seul. Léger car il ne doit pas s'encombrer de choses inutiles et veiller au poids et à l'encombrement.

C'est dans une sacoche en toile imperméable fixée à l'avant de sa machine, à proximité de la main, que le cyclotouriste placera l'essentiel de son "minimum à emporter". Ce genre de sac se trouve chez tous les vélocistes. Il existe différents systèmes de fixation. Le sac de guidon contiendra les éléments indispensables au bon déroulement d'une randonnée ou d'un voyage itinérant parmi lesquels on peut citer : une carte routière au 100 000ème IGN, un nécessaire de réparation et des accessoires personnels (papiers d'identité, alimentation).

Pour les longues randonnées, évitez le slip dont les coutures peuvent blesser, utilisez plutôt un cuissard ou short avec fond en peau de chamois ou synthétique que vous mettez directement sur la peau. Un polo, une chemisette ou un maillot cycliste sans publicité peut compléter votre tenue. Pour des raisons de sécurité privilégiez les vêtements clairs. Par temps frais ou froid, pensez aux vêtements chauds (fibre polaire, vestes thermiques) et surtout protégez les extrémités : gants fourrés, bonnet.
Contre la pluie, il existe le poncho en matière plastique fin et souple qui donne une assez bonne protection, une faible condensation de la transpiration à l'intérieur, mais avec pour inconvénient une prise au vent non négligeable. Certains cyclotouristes adoptent l'imperméable à manches, en PVC, qui offre moins de prise au vent, mais sous lequel la transpiration se condense par manque d'aération. Les vêtements réalisés en Goretex© ou matière similaire, évitent cette condensation.
S'il fait très froid, vous pouvez utiliser des surchaussures. Contre le soleil, une casquette avec visière est à prévoir, de même qu'une bonne paire de lunettes à verres filtrants et des produits antisolaires pour éviter les coups de soleil.
Enfin, avant d'entreprendre une grande descente (col), il est sage de porter un coupe-vent.

Tous ces conseils techniques sont repris en détail dans l'Unité Mécanique éditée par la commission nationale de Formation. Ce document peut être commandé au siège fédéral.

(*) La boutique fédérale propose une tenue complète de vêtements cyclistes.

(Source du texte ci-dessus : Guide du cyclotouriste distribué gracieusement tous les 2 ans à chaque licencié et contenant tous les renseignements sur : l'histoire, la formation, la technique, la nature, l'environnement, la famille, les brevets, la pratique, les activités, les manifestations)

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DEUX MODELES DE BICYCLETTES ADAPTEES AU TOURISME A BICYCLETTE :

Voici ci-dessous des liens vers deux modèles de bicyclettes de randonnée :

Randonneuse Evolution 3 Randonneuse 111 Cyclo

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DOSSIER "LE VELO DE RANDONNEE" :

Pour franchir le pas
Nos randonnées peuvent prendre des formes variées selon nos goûts, nos envies et nos possibilités. Elles vont d'une simple promenade en famille le dimanche après-midi à la sortie de la journée, jusqu'aux voyages aux longs cours en passant par les Randonnées permanentes, les brevets fédéraux ou les projets plus personnels et longtemps rêvés. Le randonneur pédestre adapte ses chaussures au terrain qu'il parcourt, le cyclotouriste fait de même avec son vélo.

Le randonneur cycliste, qu'il soit seul ou en groupe, conduit son périple à sa guise. Son vélo est son moyen de locomotion mais aussi son havresac dans lequel il emporte toutes ses petites choses personnelles qui contribuent à rendre le voyage agréable. Un vélo, certes, mais pas n'importe lequel!
La pratique du cyclotourisme peut se définir comme étant celle de la randonnée à bicyclette. Ici, le terme randonnée désigne un loisir sportif dans un esprit de découverte.
- Sportif car il faut bien grimper au sommet des côtes, voire des cols, affronter le vent et les kilomètres. Nous faisons du vélo pour faire du sport mais notre pratique est aux antipodes de la compétition. Nous connaissons et respectons nos limites et cherchons juste à nous faire plaisir, ce qui est déjà un beau résultat!
- Découverte car pédaler ne nous suffit pas. Nous allons à la rencontre des paysages, des villages et de leurs habitants, au cours de nos propres randonnées ou celles que nous proposent les diverses organisations de la FFCT.

C'est à ses outils que l'on reconnaît l'ouvrier

Contrairement à d'autres formes de pratique de la bicyclette, la randonnée implique une relative autonomie. Ce terme - qui fâche parfois - est à prendre au sens large et peut se traduire par le fait que le cyclotouriste doit pouvoir emporter avec lui tout ce qui est nécessaire à l'accomplissement de sa randonnée. Cela commence par le simple nécessaire de réparation, l'imperméable ou le coupe-vent jusqu'aux lourdes sacoches des voyageurs en passant par le pique-nique, l'appareil photo ou les objets personnels.
Le terme autonomie est également synonyme de confort et de simplicité.
Le cyclotouriste ayant choisi ce type de pratique peut, par exemple, se dépanner seul en cas de crevaison, disposer de son imperméable dès les premières gouttes, assurer son ravitaillement, etc. De façon générale, il n'est tributaire de personne pour faire face aux événements "ordinaires" de sa randonnée. Ici, bien entendu, chacun fixe ses propres limites et emporte sur son vélo ce dont il a besoin... et pas davantage!
La randonnée cyclotouriste, telle que définie ci-dessus, nous rapproche de nos amis, les randonneurs pédestres, qui sont animés par les mêmes motivations et poursuivent des buts similaires. Ceux d'entre nous qui ont tant soit peu pratiqué ce type de randonnée savent bien quelles attentions ces randonneurs portent à leur équipement : chaussures, sac à dos, vêtements et équipements divers sont choisis avec le plus grand soin et sont bien adaptés au type de randonnée. Et pour ne parler que des chaussures, on ne part pas à Saint-Jacques de Compostelle en espadrilles ou chaussés des fines "pointes" de Christine Arron!
Et si l'on veut bien considérer que le vélo est au cycliste ce que la godasse est au marcheur, force est de constater que le choix de nos vélos n'est pas toujours adapté à ce que nous voulons en faire. A notre décharge, il faut dire que le commerce du cycle est certainement moins soucieux de notre pratique que ne l'est celui de la randonnée pédestre pour ses pratiquants. Il suffit pour s'en convaincre de visiter un magasin consacré au sport ou la vitrine de la plupart des vélocistes... Nous y reviendrons.

Choisir son vélo de randonnée

L'autre façon de voir les choses

Pour bien des débutants l'acquisition du matériel se fait sous l'influence d'un vendeur ignorant les préceptes de la randonnée. Un non-choix qui peut se payer très cher. Et si vous commenciez par la fin...

Vous voulez un vélo? Prenez garde à vos critères de choix avant qu'il ne soit trop tard.

Erreur de casting
Dans la majorité des cas, l'achat d'un vélo se passe de la façon suivante : on choisit d'abord le cadre en fonction de la taille du cycliste. Parfois, un gabarit permet au vélociste de mettre le cycliste en situation et de déterminer les longueurs de manivelles, de potence et la hauteur de la selle. Ensuite et selon les goûts, l'offre et le contenu du porte-monnaie on opte ou non pour le carbone, matériau à la mode et omniprésent dans les vitrines. La forme du cadre est conventionnelle ou "slooping", parfois l'arrière "wishbone" et la fourche droite et profilée.
Viennent ensuite les périphériques. Nous faisons du cyclotourisme donc il nous faut trois plateaux. La roue libre va jusqu'au pignon de 26 dents, parfois plus, et les pédales sont automatiques. La selle est choisie pour son confort supposé, certaines ont un insert de gel, d'autres sont évidées en leur milieu. Tel que, voici déjà un beau vélo qui contentera beaucoup de pratiquants, adeptes des sorties courtes ou de voyages et séjours "tout compris".
Les ennuis vont commencer lorsque le cycliste voudra découvrir de nouveaux horizons et cherchera à adapter les accessoires! Pour ces derniers, les vitrines des vélocistes ou magasins spécialisés offrent un choix certain. En effet, il est possible d'y trouver des porte-bagages arrière adaptables sur la tige de selle, des garde-boue fixables par clips sur les éléments du cadre, des dispositifs pour fixer des sacoches sous la selle ou sur le guidon. En général ces accessoires sont censés être adaptables sur tous les vélos. Un vieil adage dit que "ce qui est bon à tout n'est bon à rien!" Sans aller jusqu'à cette triste extrémité, il est courant de constater que nous rencontrons les pires difficultés pour adapter ces accessoires et lorsque nous y arrivons, c'est parfois au prix d'acrobaties mécaniques, de trucs et astuces divers, le tout pour un résultat parfois contraire aux règles élémentaires de sécurité!

Procéder par ordre
A première vue, ce qui distingue le vélo de randonnée d'un autre vélo est la présence de ces accessoires. Il s'agit avant tout des garde-boue, des porte-bagages et parfois d'un éclairage fixe. Pour une efficacité maximum et pour éviter des désagréments, il est absolument nécessaire de les prévoir avant l'achat du vélo. En d'autres termes, le cadre doit être conçu pour recevoir les accessoires nécessaires au vélo de randonnée, selon les options choisies par son propriétaire.
Cette démarche est donc l'inverse de celle décrite en début d'article, ce qui revient à dire que le cadre d'un vélo de randonnée est totalement différent dans sa géométrie et sa conception, de celui d'un vélo de cyclo-sport ou de compétition.

Le vélo en 3 mots :

 

Un porte-bagages pour transporter ses effets, des garde-boue pour rester propre par tous les temps et la lumière pour voir et être vu. Rien d'extravagant ni de superflu dans ces accessoires qui répondent à des besoins de base.

Toujours à l'affût, les amateurs de randonnée recherchent nouveautés et astuces pour équiper au mieux leur machine.

Label de qualité et indispensables pour les uns, inutiles et encombrants pour les autres, ils ne méritent certainement pas cet excès d'honneur ou cette indignité. La fonction du garde-boue est de protéger le cycliste en cas de pluie, de protéger également certaines parties du vélo et éventuellement les copains alentour. Il s'agit donc d'un accessoire de confort et ils doivent être appréciés en tant que tels. Ils existent sous diverses formes et en divers matériaux : en métal léger et enveloppant, plats en forme de lame de différentes largeurs en fonction du pneu, en matière plastique.
Le choix d'équiper un vélo de garde-boue implique des points essentiels à prendre en compte dans l'architecture du cadre.

Protéger sans mettre en danger
Pour le garde-boue avant, un espace suffisant entre la tête de fourche et le haut du pneu doit être respecté ainsi qu'une distance axe de la roue/axe du pédalier qui permette de tourner le guidon sans que le bout du pied du cycliste touche au garde-boue.
Ces contraintes sont directement liées à la sécurité du cycliste. En effet, si le garde-boue est trop près du pneu, il existe un risque de voir un objet venir s'intercaler entre pneu et garde-boue et bloquer la roue. Quant au risque de voir le pied du cycliste toucher la roue, il se passe de commentaires. On admet généralement que la distance pneu/garde-boue est de 15 mm et que le bout de pied doit être distant d'au moins 5 mm du garde-boue.
L'installation d'un garde-boue arrière impose de respecter :
- une distance suffisante entre les entretoises inférieures et supérieures et le haut du pneu pour les mêmes raisons de sécurité auxquelles il faut ajouter la possibilité de démonter la roue, pneu gonflé ;
- une distance suffisante entre l'axe de la roue et celui du pédalier. Cette distance ou entraxe arrière, doit permettre le passage du collier du dérailleur avant et le bon fonctionnement de celui-ci.

Faire une fixation
Le cadre doit être également muni d'oeillets permettant une fixation efficace des garde-boue eux-mêmes (passage sous la fourche et les entretoises arrière) ainsi que leurs tringles à l'avant et à l'arrière au niveau des pattes qui reçoivent l'axe de la roue.
Pour en terminer avec cet accessoire, il est dommage que les constructeurs ne proposent pas de garde-boue fiables facilement démontables. En effet, cette particularité faciliterait grandement le rangement des vélos dans les voitures ou dans des housses, ces dernières permettant d'emporter alors nos vélos de randonnée dans tous les trains et sans formalités particulières.

La première qualité d'un porte-bagages consiste à assurer le transport de la charge qui lui est confiée, en toute sécurité et sans nuire à la conduite du vélo. Plus que pour les garde-boue, il est ici nécessaire d'associer étroitement l'accessoire et le cadre.
Les porte-bagages sont placés à l'avant et/ou l'arrière du vélo, c'est-à-dire sur la roue ou plus exactement le plus possible sur la verticale passant par l'axe de la roue. Ce détail est important car il conditionne en partie la tenue de route du vélo. Si nous prenons l'exemple d'un bagage placé sur le porte-bagages arrière, toute charge plus ou moins importante située à l'arrière de l'axe de la roue aura tendance à soulever l'avant du vélo et provoquer une vibration de la direction à grande vitesse dans les descentes.
On sait aussi que plus le bagage est lourd et plus il doit être placé bas. En effet et comme pour le sac à dos une charge importante placée haut nécessite plus d'efforts de la part du cycliste pour la maintenir dans l'axe vertical. C'est la raison pour laquelle les voyageurs au long cours portent leurs lourdes sacoches latéralement pour pouvoir les placer aussi bas que possible.
Ce qui précède est important pour un vélo de randonnée car il conditionne d'une part le choix des porte-bagages et leur emplacement et, d'autre part la façon dont ils seront fixés sur le cadre ainsi que la géométrie du cadre lui-même!

A l'avant, le plus utilisé
C'est sans doute le plus utilisé par les randonneurs. Il permet de disposer facilement du contenu du sac de guidon qui est parfois muni d'un lecteur de carte. Sa présence influe directement sur la direction de la bicyclette. En effet, une bicyclette chargée à l'avant doit présenter une chasse d'au moins 70 mm. Cette particularité nécessite bien entendu une géométrie du cadre spécifique que ne présentent pas les cadres destinés à un usage plus sportif.
D'autre part et pour un maintien parfait du sac, il est indispensable que le porte-bagages soit solidaire de la fourche, que le sac repose sur le porte-bagages et qu'il soit également solidaire de celui-ci. Ceci suppose que l'espace situé devant le guidon soit libre. Actuellement et pour un guidon dit "de course" seules les poignées Campagnolo™ offrent cette possibilité puisque les quatre câbles passent sous la guidoline, le long du guidon. Pour ceux qui ont choisi le concurrent Shimano™ l'encombrement des câbles conduit à fixer des sacs directement sur le guidon, sans soutien du porte-sac et donc "en hauteur" ce qui, nous l'avons vu, n'est pas la meilleure façon de le placer. Le risque est grand puisque le sac repose entièrement et seulement sur le système de fixation, assujetti au guidon par des colliers et supportant à lui seul le poids du sac et les soubresauts de la route.
Ici aussi, il est donc nécessaire de faire le choix de la transmission en "amont". Si le vélo de randonnée doit être équipé d'un sac situé à l'avant, mieux vaut choisir Campagnolo™. Si la préférence va vers Shimano™, le sac sera plutôt à l'arrière. Encore faut-il y prévoir le porte-bagages.

A l'arrière, équilibrez la charge
Contrairement à ce que l'on voit parfois, l'arrière du vélo n'est pas le meilleur endroit pour porter une charge importante. En effet, la roue arrière doit déjà supporter le poids du cycliste et on admet généralement que sa charge est égale à 60 % du poids total homme/machine. Cette charge peut monter à 65 % le long d'une pente. Néanmoins, un vélo de randonnée peut tout à fait être équipé d'un sac léger, situé à l'arrière, et posé sur un porte-bagages fixé au cadre par des attaches brasées comme les accessoires précédemment décrits. Ceci suppose également un entraxe pédalier/axe de la roue suffisamment long pour que le sac repose le plus possible à la verticale de la roue. Nous avons déjà évoqué cette particularité à propos des garde-boue.
Aujourd'hui, bon nombre de vélos sont équipés de porte-bagages arrière fixés sur la tige de selle en l'absence de tout équipement pour les fixer sur le cadre. En dépit de leur succès ces porte-bagages présentent un danger réel surtout si l'on est tenté de les charger lourdement. En effet, la charge repose alors en porte-à-faux et crée une contrainte importante sur la tige de selle et la partie du cadre qui la reçoit. Ces pièces ne sont absolument pas conçues pour travailler de cette façon d'autant qu'elles supportent, en plus, le poids du cycliste.
Au vu de ce qui précède, on pourrait résumer les caractéristiques du cadre du vélo de randonnée au simple fait qu'il doit être conçu pour recevoir des accessoires spécifiques. C'est exact mais un peu réducteur si l'on s'en tient là. Une autre fonction d'un tel cadre est d'assurer le confort du cycliste.

Le sac à dos
une fausse bonne idée
Beaucoup de cyclistes ont adopté cet équipement qui peut donner satisfaction tant qu'il est léger et peu encombrant. Dans le cas contraire et en dépit d'une opinion très répandue il constitue un réel handicap. Porter un poids sur son dos induit des efforts sur les bras et les épaules et déséquilibre le cycliste. En effet une charge, placée à cette hauteur, exige de la part de celui qui le porte une constante compensation de la force exercée par le sac, notamment lorsque le cycliste monte en danseuse ou lorsqu'il est penché latéralement. Sans vouloir vexer quiconque, on sait bien que tout muletier préférera que ce soit sa mule qui porte le sac. La mule est équipée d'un bât, le vélo de randonnée nous propose ses porte-bagages.

 

Les accessoires sélectionnés, il est temps de choisir le cadre. Sa géométrie doit aussi favoriser une résistance à la fatigue pendant les grandes randonnées.

Le cadre du vélo de randonnée doit être conçu pour recevoir les accessoires spécifiques. C'est exact mais un peu réducteur si l'on s'en tient là. Une autre fonction d'un tel cadre est d'assurer le confort du cycliste. La randonnée implique souvent de nombreuses heures de selle et le randonneur ne doit pas subir d'autres contraintes que celles dues au pédalage ce qui constitue déjà un beau programme. Le cadre étant la pièce maîtresse du vélo de randonnée, sa principale qualité doit être d'allier les deux vertus essentielles et fondamentales qui sont :

- La rigidité pour obtenir un rendement maximum et limiter les déperditions inutiles et néfastes à l'optimisation du potentiel physique du randonneur.

- La souplesse pour éviter qu'un surcroît de rigidité ne vienne entamer prématurément ce potentiel.

Pour concrétiser ces deux vertus, l'expression "une main d'acier dans un gant de velours" est de circonstance, expression que l'on peut interpréter de la façon suivante : "Un cadre acier pour pédaler dans le velours". Autant dire que le carbone, matériau moderne, n'est absolument pas adapté au vélo de randonnée. Outre son excès de rigidité, il est impossible d'y adapter les différents éléments de fixation détaillés plus haut. Les accessoires ne peuvent être fixés que par des colliers à l'esthétique douteuse et dont le serrage peut entamer l'intégrité du matériau. Autre argument et celui-ci rédhibitoire, l'offre actuelle des cadres en carbone est exclusivement tournée vers les vélos de compétition ou cyclo-sport. Il n'existe pas d'offre de cadre en carbone adapté au vélo de randonnée tel que décrit.

 

Indispensables au fonctionnement du vélo et associés au cadre, ils participent également au confort du randonneur ou plutôt des randonneurs.

En effet, dans notre monde cyclotouriste la culture des différences est de rigueur. Nous sommes jeunes ou moins jeunes, lents ou moins lents, montagnards contemplatifs ou besogneux, cyclotouristes affûtés ou cyclo-gastronomes! Dans ces conditions, la notion de confort peut être appréciée différemment et notre position sur le vélo différente d'un individu à l'autre. Quelle que soit la catégorie à laquelle nous appartenons et pour faciliter le mouvement alternatif du pédalage notre précieuse anatomie sollicite trois points d'appui : les pédales, le guidon ou poste de pilotage et la selle. L'agencement de ces trois points d'appui entre eux constitue le réglage de la position, synonyme du confort et de l'efficacité recherchés. Comme pour les accessoires, la géométrie du cadre doit permettre les réglages nécessaires à chacun, selon ses motivations et ses différences. C'est bien le vélo qui doit être adapté à l'individu et non le contraire!
Parmi les réglages évoqués plus haut, deux au moins sont spécifiques au vélo de randonnée. Il s'agit de la distance entre la selle et le guidon et leur différence de niveau.

Outre sa fonction de "volant" il regroupe les commandes telles que les freins ou les manettes de dérailleurs. Mais il ne se limite pas à cela puisqu'il constitue un point d'appui du cycliste et c'est le seul qui offre plusieurs possibilités pour varier ce point d'appui. Lorsque la randonnée propose plusieurs heures sur le vélo, la variété des positions de la main sur le guidon est donc synonyme de confort et de rendement. Le guidon le plus usité est dit "de course". Malgré ce terme qui peut paraître réducteur ou peu adapté, ce modèle propose la possibilité de varier et l'écartement des bras et la position du poignet, même si peu de randonneurs utilisent la position dite "basse".
Il existe plusieurs modèles de guidons multipositions tel le guidon "papillon" qui répond aux mêmes exigences. Compte tenu de ce qui précède, il apparaît évident que le guidon "barre" n'est absolument pas adapté aux besoins du randonneur même muni d'appendices à chaque extrémité.
Les autres éléments périphériques sans doute moins spécifiques que les précédents, ont aussi leur importance et il convient de ne pas les négliger.

Selon le cyclotouriste, la position ne doit être ni trop allongée, ni trop redressée. Une position trop allongée provoque à la longue des douleurs dans les vertèbres cervicales, tandis qu'une position trop redressée provoque des douleurs dans les vertèbres lombaires. Sur ce dernier point, l'intensité des secousses devient, à la longue, traumatisante et mieux vaut adopter une position permettant d'étirer la colonne vertébrale.

C'est sans doute l'élément du réglage le plus "personnalisé". Elle peut varier selon l'âge et surtout la morphologie du randonneur. La règle générale veut que la selle soit plus haute que le guidon pour les hommes, et au même niveau pour les dames. Ici, c'est la notion de confort qui prévaut et la règle générale est souvent battue en brèche par le "particulier".
Pour arriver à concilier ces deux points spécifiques du réglage de la position, il est donc absolument nécessaire que le cadre soit conçu de telle façon que l'on puisse placer le guidon à la hauteur souhaitée et que la selle dispose d'un réglage avant/arrière suffisamment ample pour satisfaire tous les utilisateurs. La mode est aux cadres "slooping" c'est-à-dire des cadres dont le tube de selle est le plus court possible, dégageant la tige de selle au maximum. Si ce dispositif est acceptable en compétition avec des utilisateurs "légers" et peu en appui sur la selle, il peut s'avérer catastrophique pour un cyclotouriste plus lourd et qui va alors peser de tout son poids sur l'articulation tige/cadre, augmentant le phénomène de flexion parfois accentué par la présence d'un porte-bagages fixé sur la tige.

Elément de confort par excellence, elle ne remplit entièrement ce rôle qu'associée à un réglage adapté par rapport au guidon et aux pédales. La meilleure des selles placée trop haut ou trop loin du guidon peut se révéler le pire des instruments de torture. Les selles en cuir ont leurs partisans mais beaucoup de selles actuelles remplissent parfaitement leur mission même pour les anatomies les plus délicates.

Plus que les roues elles-mêmes, ce sont surtout les pneus et leurs sections qui sont à prendre en compte. Il faut savoir que plus le cycliste et son bagage sont lourds et plus la section des pneus doit être large sachant que dans ce cas, la pression diminue avec la section. Pour fixer les esprits, il faut savoir qu'un pneu de dimension 700x23 doit être gonflé à 7 ou 8 kg de pression tandis qu'un 650x32 n'est gonflé qu'à 4 ou 5 kg. Le premier restituera toutes les aspérités de la route, le second en absorbera une partie.

Conclusion

Comme nous venons de le voir, la démarche précédant le choix d'un vélo de randonnée est surtout axée sur l'usage ou la pratique du cycliste. En d'autres termes, le vélo de randonnée ne peut être un vélo de compétition "customisé" comme on le voit trop souvent. Transformer un tel vélo lui fait souvent perdre les caractéristiques qui lui sont propres (tenue de route, contraintes mécaniques non prévues...) et ne donne pas entièrement satisfaction quant aux exigences de la randonnée telle que définie en préambule.
Le vélo de randonnée est donc un véritable choix, une volonté de la part du cyclotouriste qui acceptera de franchir le pas, souvent en surmontant ses réticences mais pour y trouver finalement un véritable avantage. Peu nombreux sont ceux qui, après avoir franchi le pas, ne se sont pas montrés satisfaits de leur vélo de randonnée.

(Source : revue "Cyclotourisme" n°549 de juillet-août 2006, la revue officielle de la Fédération Française de CycloTourisme)

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DELEGATION POUR LE CYCLOTOURISME :

Depuis l'arrêté du 4 avril 2006, la Fédération Française de CycloTourisme (FFCT) est délégataire jusqu'au 31 décembre 2008 pour la pratique du cyclotourisme.

1 - La FFCT, fédération agréée :

Pour être délégataire, une fédération doit avoir un agrément ministériel régi par la loi n° 84-610 du 16 juillet 1984.
Cet agrément consiste en un consentement donné par une autorité publique à une personne privée de se livrer, sous surveillance, à certaines activités.

L'agrément permet aux fédérations de notamment :
* promouvoir l'éducation par les activités physiques et sportives,
* organiser la délivrance de titres fédéraux et les actions de formation et de perfectionnement intéressant des licenciés autres que des cadres bénévoles,
* régir la réglementation et le respect des règles techniques, de sécurité, d'encadrement et de déontologie de la discipline.

De plus, cela permet à la FFCT et ses structures d'avoir accès à des subventions publiques.

La FFCT avec cet agrément édicte des règles pour ses adhérents, exclusivement ceux-ci. Les cyclotouristes, en souscrivant leur licence, acceptent celles-ci ... ou ne se licencient pas.

2 - La délégation : définition, obtention, perte :

Définition de la délégation :
La délégation est le degré de reconnaissance le plus élevé que puisse obtenir une fédération sportive. Elle consiste, comme son nom l'indique, en un transfert d'une partie des pouvoirs de l'Etat au profit d'une entité privée.

Obtention de la délégation :
L'article 17 de la loi de 1984 précitée habilite le Ministre de la Jeunesse et des Sports à accorder un monopole aux fédérations sportives pour exercer certaines compétences.
Le texte dispose que "dans chaque discipline sportive, pour une période déterminée, une seule fédération reçoit délégation du Ministre chargé des Sports."

Le choix de la fédération qui va devenir délégataire appartient au Ministre seul indépendamment du respect des conditions réglementaires ou légales.

Perte de la délégation :
La fédération délégataire peut perdre sa délégation en cours de "mandat" lorsqu'elle ne respecte pas les conditions de développement des activités physiques et sportives, ou lorsqu'elle perd l'agrément.

3 - La FFCT, fédération délégataire :

Selon l'arrêté du 4 avril 2006, le cyclotourisme consiste en une "activité touristique à vélo dont la pratique sportive s'exerce au cours de manifestations qui comportent le triptyque tourisme, sport-santé, culture, sans recherche de la plus grande vitesse et sur un parcours à effectuer dans un laps de temps maximum déterminé".

4 - Les apports de la délégation à la FFCT :

L'arrêté du 4 avril 2006 est une avancée pour la FFCT.

Une reconnaissance des pouvoirs publics :
Le cyclotourisme est reconnu comme étant une discipline sportive à part entière puisqu'il fait l'objet d'une délégation.

La FFCT est non seulement officiellement reconnue comme étant le spécialiste du cyclotourisme, mais de plus devient le seul référent en la matière.

Cela confère aussi à la fédération le droit d'utiliser de façon exclusive les appellations de "fédération nationale de" et "fédération française de" ainsi que le droit d'exploiter les images issues des manifestations qu'elle organise.

La responsabilité conférée à la FFCT d'édicter les règles devant régir le cyclotourisme en France :
L'Etat confie à la FFCT le soin d'édicter les règles applicables pour la pratique du cyclotourisme.
En effet, l'article 17 précité énonce que la fédération délégataire a le pouvoir de déterminer librement l'évolution de sa discipline et les conditions de son développement en édictant, dans le respect des règlements internationaux, les règles techniques propres à sa discipline - lesquelles du fait de la délégation s'imposent à tous - et celles relatives à toute manifestation ouverte à ses licenciés ainsi que les normes de classement technique, de sécurité, d'équipement.

L'organisation des manifestations :
Les prérogatives accordées aux fédérations délégataires organisant des compétitions ne concernent pas la FFCT puisqu'elle n'a pas vocation à organiser des compétitions.
Ce qui vaut pour les compétitions avec délivrance de titres ne peut en aucun cas, au regard des textes régissant la délégation, s'appliquer aux randonnées.

Un tiers peut tout à fait organiser une randonnée cyclotouriste. La FFCT n'a aucun droit de le lui interdire ou de lui enjoindre de l'annuler. Elle ne peut qu'exiger de ses interlocuteurs le respect de ses règlements, notamment en matière d'assurance et de sécurité, lesquels ont force de loi puisqu'édictés dans le cadre de la délégation qui a été conférée à la Fédération.

Rappelons ici que ces principes sont complètement indépendants de la protection qui nous est par ailleurs donnée par le dépôt de nos marques auprès de l'INPI, lequel peut bien sûr nous amener à interdire ou à faire interdire devant les juridictions compétentes l'utilisation de celles-ci par tel ou tel organisateur public ou privé de manifestation de cyclotourisme.

La fédération dispose donc du monopole de réglementation et est censée imposer sa volonté aux autres groupements ainsi qu'aux adhérents.

5 - Les limites de la délégation :

La FFCT a le "pouvoir" d'édicter les règles devant être appliquées par toutes les personnes voulant faire du cyclotourisme.

Une définition très précise du cyclotourisme :

Les règles édictées par la FFCT ne s'appliquent qu'aux personnes ayant une activité de cyclotourisme.

Selon l'arrêté, le cyclotourisme est une "activité touristique à vélo dont la pratique sportive s'exerce au cours de manifestations qui comportent le triptyque tourisme, sport-santé, culture, sans recherche de la plus grande vitesse et sur un parcours à effectuer dans un laps de temps maximum déterminé."

La rédaction de cette définition invite à considérer qu'il y a cyclotourisme si les trois conditions sont réunies : culture, tourisme et sport-santé.

A défaut, ce n'est pas du cyclotourisme. Ce qui veut dire que, d'une part la manifestation ne peut être qualifiée de "cyclotouriste", et que d'autre part, les règles édictées par la FFCT ne lui sont pas applicables.

La diffusion de ces règles :
Avant de pouvoir exiger de ses interlocuteurs le respect de ses règles, la FFCT va devoir les faire connaître. A défaut, elles ne seront pas opposables à ceux qui n'en auront pas connaissance.

L'absence de sanctions :
Il n'y a aucune sanction édictée pour les "contrevenants" aux règles de la FFCT.

6 - Conclusion :
Aujourd'hui, les pouvoirs publics ont délégué une partie de leur prérogatives à la FFCT. C'est une délégation "citoyenne" en nous reconnaissant la capacité à faire évoluer et à insérer la pratique qui est nôtre dans un panel d'activités sportives de loisirs, et en nous donnant, pour ce faire, le rôle de leader.

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