Les énigmes de Guy

Réponse de l’énigme n° 2

Jacques Charles

Jacques Charles était un savant. Il s’était donné pour tâche de démontrer les services que l’on pouvait attendre de sa découverte merveilleuse. Il créa, en cinq semaines, et tout d’une pièce, l’art de l’aérostation. Il imagina de gonfler son «globe» non plus d’air chaud, mais de gaz hydrogène. Il inventa la soupape qui donne issue au gaz, la nacelle où prennent place les voyageurs, le filet qui enveloppe le ballon et supporte cette nacelle, l’enduit de caoutchouc qui rend l’étoffe imperméable. Il eut l’idée – si simple, mais géniale – d’emporter du lest pour régler l’ascension et modérer la chute, et se munit d’un baromètre afin de contrôler la hauteur atteinte par l’aérostat.

Décollage du ballon du jardin des Tuileries

Le 1er décembre 1783, il était prêt au voyage et 400 000 parisiens s’entassaient dans le jardin des Tuileries, sur les places, sur les quais, sur les ponts environnants, pour assister à son départ. A une heure trois quarts de l’après-midi, un coup de canon retentit et l’immense foule ébahie vit s’élever doucement la grosse boule peinte de raies jaunes et rouges, ballottant un panier bleu et or dans lequel Charles et son mécanicien Robert agitaient des banderoles et saluaient «l’océan de têtes» qui, bouches bées, contemplaient ce spectacle invraisemblable.

La machine volante fut poussée vers le nord-est, dans un ciel sans nuages. Durant près d’une heure on ne la perdit pas de vue. Elle passa sur Asnières, Argenteuil, Sannois, Saint-Leu-Taverny, L’Isle-Adam. Les aéronautes, du haut de leur vaisseau aérien, conversaient avec les paysans qui, effarés, poussaient des cris d’admiration et d’effroi, essayaient de suivre la marche du ballon et questionnaient ses deux passagers : «Bons amis ! N’avez-vous pas peur ? N’êtes-vous point malades ? Nous prions Dieu qu’il vous conserve !».

Et quand ils passèrent au-dessus de L’Isle-Adam, ils s’informèrent de Monseigneur le prince de Conti qui avait là son château. Un porte-voix répondit que «Monseigneur était à Paris et qu’il en serait bien fâché». Après deux heures de cette délicieuse promenade, les aéronautes descendirent aux environs de Nesles-la-Vallée. le ballon rasait le sol et des centaines de villageois couraient pour l’atteindre «comme des enfants qui poursuivent des papillons dans une prairie». Aussitôt, arrivait une troupe de cavaliers qui, partis de Paris en même temps que l’aérostat, l’avaient suivi pour assister à sa descente.

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L’endroit de l’atterrissage est marqué par cette pierre commémorative que l’on trouve sur la D151 aux abords de Nesles-la-Vallée, juste au carrefour de la route d’Hédouville.

Publié dans : Jeux.

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